Review Category : Compétitions

Major League Fishing – Challenge Cup 2013 – Lake Istokpoga

La troisième édition de la Major League Fishing se déroule sur le « Lake Ustokpoga », en Floride… ça nous promet une pêche de gros black bass dans les milieux encombrés.

La formule ne change pas, 24 des meilleurs compétiteurs américains, un lac séparé en 6 secteurs. Les 3 premières journées voient s’affronter successivement 3 groupes de 8 pêcheurs. A chaque journée un secteur est tiré au sort, les compétiteurs n’ont que quelques minutes pour le repérer, ils partent sans points gps et doivent donc aborder la zone au « feeling ». Chacune de ces journée qualifie les 4 premiers du groupe pour les demi finales. Ces demi finales se déroulent en 2 groupes de 6 (journées 4 et 5) qui qualifieront chacun les 3 meilleurs pour la finale.

La retransmission de ces compétitions se déroule sous forme de vidéos d’environ 2 heures par journée où l’on suit dans la chronologie du direct l’évolution des prises et des stratégies. Aux états-unis ces vidéos sont retransmises sur outdoor chanel mais il est également possible de les regarder via le site internet de la mlf moyennant un abonnement (15,94 dollars). Comme d’habitude le premier épisode est gratuit, je vous le conseille, il est vraiment sympa. Ça se passe ici : http://extendedcast.majorleaguefishing.com/mlf/

Pour ceux qui s’abonneraient, les épisodes sont proposés toutes les semaines, la seconde manche de qualification sera dispo vendredi 12, la troisième vendredi 19 et ainsi de suite…

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Labrax Cup 2013 – bilan de l’année passée et projets pour la saison

On attendait une communication de la labrax cup concernant la saison 2013 avec impatience depuis quelques jours. La newsletter vient de tomber et je vous propose de la retrouver ici : newsletter labrax cup 2013 n°1

Bilan de l’année passée et projets pour 2013, on est rassurés de voir l’aventure continuer et on suivra bien entendu ces 4 étapes avec intérêt sur 24leurres.com

Au programme de cette newsletter :

- Rappel des différents classements (général / non sponso / kayaks / + gros bar de la saison)
- Interviews des vainqueurs de chaque catégorie
- Le mot du président
- Calendrier 2013
- Mises à jour du règlement
- Inscriptions

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Major League Fishing – on remet ça en avril

La Major League Fishing (MLF) continue son petit bout de chemin et nous donne rendez-vous en avril (à partir du 5) pour découvrir un nouveau tournoi qui se déroule cette fois en Floride sur le lac Istokpoga. Cette compétition a eu lieu fin octobre l’année dernière, pendant l’Ouragan Sandy et la mlf nous annonce des bass nombreux et énormes dans des conditions extrêmes.

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Calendrier 2013 du GN Carla Bateau

Le calendrier (provisoire) du GN Carla 2013 vient d’être dévoilé pour ce qui concerne le championnat « bateau ».

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Je n’ai pas trouvé d’image en meilleure qualité, si vous avez un lien n’hésitez pas à en faire part dans les commentaires.

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L’avenir des compétitions de pêche sportive en mer

L’annonce récente de l’annulation de l’Open de Bréhat Lézardrieux qui devait faire partie des étapes de la Labrax Cup 2013 a entrainé de nombreuses réactions de la part des compétiteurs et des observateurs et à ouvert à une réflexion globale intéressante sur l’avenir des compétitions de pêche sportive en mer.

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Connaissant assez bien le sujet (je faisais partie de l’équipe qui a créé le circuit ainsi que du bureau de feu l’Open Bar du Golfe et j’ai participé à de nombreuses compétitions comme concurrent), je vais essayer d’apporter ici ma pierre à l’édifice de cette réflexion intéressante et de resituer un petit peu les choses pour ceux qui ne seraient pas familiers de ces compétitions.

L’historique :

Il y a 10 ans, René Callonec organisait l’Open Bar des Abers, une compétition sportive de pêche du bar où s’affrontaient dès la première année 36 équipages de 2 pêcheurs parmi lesquels figuraient déjà de très bon pêcheurs aux leurres. Cette compétition a été la première a ne s’attacher qu’à la seule pêche du bar aux leurres et à intégrer dans son règlement des points concernant la protection de la ressource : relâche systématique de tous les poissons, taille minimale de 40 cm à l’échancrure de la queue (au lieu des 36 en longueur totale légaux) et quotas à 4 bars par manche. Des hameçons triples (Owner) sans ardillons étaient fournis à tous les compétiteurs et l’organisateur encourageait ces derniers à en équiper leurs poissons nageurs (la mode du souple n’était pas encore vraiment lancée). A la fin de la rencontre, un chèque était remis à la SNSM, prouvant une volonté des organisateurs de lutter pour la sécurité en mer.

Bertrand Gaujé et Philippe Bunel vainqueurs de l'Open Bar des Abers 2004

Bertrand Gaujé et Philippe Bunel vainqueurs de l’Open Bar des Abers 2004

En ce qui concerne les compétiteurs, on y retrouvait déjà des noms connus : Houssais / Crenn / Gaujé / Malgorn / Laurens / Chroron / De Wildenberg / Steboun / Le Guyader / Dardennes / Lanchier… Ces gars là faisaient alors partie de l’embryon qui allait constituer la pêche du bar telle que nous la connaissons aujourd’hui et leur participation à cette compétition et aux suivantes a permis à beaucoup de pêcheurs de venir se mesurer à eux et à prendre connaissance des nouvelles techniques. Ainsi les 2 premiers Open des Abers ont mis en lumière l’emploi des leurres souples et des jigs jusqu’alors utilisés par une toute petite minorité de pêcheurs, en avance sur leur temps. Les médias présents ont contribué à divulguer et à vulgariser ces nouvelles techniques, alors révolutionnaires.

En 2005, Pierre Steboun organisait le premier Open Bar du Golfe (du Morbihan) qui deviendra ensuite la plus importante compétition de ce genre accueillant jusqu’à 105 équipes et en refusant au moins autant en 2009. Cette même année André Dechene donne jour à l’Open d’Oléron. En 2006 nait la Seabass Normandie (devenue ensuite seabass cup) première manifestation se déroulant en plusieurs manches et plusieurs endroits. Ici aussi, l’apparition de ces compétition a permit de dynamiser les échanges régionaux en terme de techniques de pêche du bar et de mettre en lumière quelques pêcheurs qui avaient un petit peu d’avance technique sur les autres. En 2007 l’association PPMI reprend le flambeau de l’Open des Abers de René Calonnec alors que Denis Christien crée l’Open Labrax des Glénan.

Photo souvenir d'un Open des Génan

Photo souvenir d’un Open des Génan

En 2008, ces différents acteurs se regroupent au sein de l’UFAPPS (Union Française des Association de Promotion de la Pêche Sportive) créée à cette occasion, et lancent le Labrax Tour (qui deviendra Labrax Cup), qui fonctionne sous la forme d’un championnat et insuffle un caractère inter-régional a ces manifestations. Les objectifs originels de l’Open des Abers de René Calonnec sont réafirmés, outre le challenge sportif, le circuit cherche à mettre en avant une implication forte pour faire évoluer les habitudes des pêcheurs, en particulier en ce qui concerne le respect de la ressource et la sécurité en mer. Les règlements de chaque compétition évoluent vers un règlement commun : quota à 5 poissons, maille à 42 cm… enrichi chaque année de nouvelles entrées comme l’obligation du port d’un gilet de sauvetage en navigation ou les pénalités en cas de mauvais traitement du poisson… Les sponsors, sollicités pour aider le financement et les perspectives d’évolution du circuit jouent le jeu… le truc est lancé et prend vraiment bien…

Les grosses avancées :

Les 3 premières années sont de belles réussites tant sur le plan sportif, que sur la portée des messages.
Les résultats des équipes de tête sont hallucinants, tout le monde en prend de la graine et en profite pour progresser. Alors que 5 ans plus tôt, réussir à boucler un quota de 4 poissons de 45 cm assurait une place sur le podium, on voit alors des manches qui se gagnent avec des quotas de 5 bars avec une moyenne dépassant les 80 cm.

Première manche de l'Open des Glénan en 2008, Fred Lavion et Jean Christophe Lanchier mettent un coup au moral à tout le monde en réalisant le quota avec une moyenne de 81.8 cm

Première manche de l’Open des Glénan en 2008, Fred Lavion et Jean Christophe Lanchier mettent un coup au moral à tout le monde en réalisant un quota avec une moyenne de 81.8 cm

Nombreux sont les compétiteurs et observateurs à ramasser une grosse claque, la période force à l’humilité et à la remise en question. Tout le monde se rend compte qu’il y a plein de choses à apprendre et qu’être un bon pêcheur de bars ne se limite pas à savoir bien manier un superspook #HOS. Les années suivantes vont mettre en avant l’adaptation et l’intégration de nouvelles techniques chez les compétiteurs, le niveau général monte d’un cran, profitant de l’apport technique des meilleurs. Les médias et observateurs relaient le tout et c’est la pêche du bar au leurre qui évolue dans son ensemble. Pour ne citer qu’un exemple, la « mode » pêche en traction vient tout droit des compétitions et des très bons résultats qu’elle a permis à certaines équipes d’y réaliser. Les médias ont repris le truc, les fabricants se sont bougé pour sortir des shads et des cannes adaptés… bref, la compétition est devenue une des locomotives du domaine.

De son côté, à force d’être ressassée pendant et en dehors des compétition, le coup de la maille à 42 cm fait tâche d’huile et est reprise par une majorité de la communauté des pêcheurs sportifs pour devenir une revendication quasi générale qui, aujourd’hui est devenue une loi. Même si cette loi n’est pas à porter qu’au crédit des compétitions, elles ont clairement eu leur rôle dans la diffusion de cette revendication.

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De plus en plus de compétiteurs portent leurs gilets auto-gonflant en dehors de manifestations, il en est de même chez beaucoup d’observateurs qui ont également pris cette habitude. Sans être encore assez démocratisé, le port du gilet est devenu courant. Pour s’en rendre compte il suffit de comparer les photos des magazines d’il y a 5 ans et celles d’aujourd’hui. Je vous mets au défi de trouver un magazine d’avant 2008 où on pouvait trouver plus de 3 photos de pêcheurs portant un gilet, aujourd’hui c’est beaucoup plus facile et encore une fois le mimétisme faisant effet, de nombreux pêcheurs s’équipent à leur tour.

L’état des lieux en 2013 :

Si l’aspect sportif est toujours une réussite, les compétitions se heurtent à un constat d’échec, celui de n’avoir pas réussi depuis 2 ou 3 ans à faire évoluer plus avant son public direct (lors de la manifestation) et indirect (par voie de presse). En d’autres termes, les premières années ont permis de fédérer autour des compétitions une communauté de pêcheurs avides de nouveautés, de sport et d’évolution mais une fois cette communauté de quelques centaines ou milliers de suiveurs constituée, il faut bien avouer qu’il a été difficile d’y intéresser un public plus large et moins réceptif. Par définition il est difficile d’attirer sur place un public massif qui ne peut observer la compétition qui se déroule au large et de façon très dispersée.
Il est également de plus en plus difficile d’intéresser des lecteurs à ces compétitions où l’évolution technique monstrueuse des premières années laisse place à un schéma de pêche de plus en plus classique et assis où on ne s’attend plus à de réelles révolutions sur le plan de la technique ou du matériel. On assiste donc à une stagnation de l’intérêt sucité par ces compétitions auprès du public. De fait, les messages concernant la ressource et la sécurité tournent presque en vase clos et ne touchent pour l’essentiel que des personnes qui y ont déjà été sensibilisés ces dernières années. Même constat pour les sponsors qui regrettent cette difficulté d’ouverture à un public plus large et qui considèrent, pour certains des plus anciens, que leur image a déjà été suffisamment portée à la connaissance des suiveurs réguliers et trop peu nombreux.

Au fil des années, presques toutes les entreprises majeures de matériel de pêche et d'électronique ont accompagné la Labrax Cup via le sponsoring.

Au fil des années, presques toutes les entreprises majeures de matériel de pêche ont accompagné la Labrax Cup via le sponsoring.

Dès lors, on ne peut que se poser la question de l’avenir de ces compétitions qui peinent à passer la vitesse supérieure et à diffuser plus largement les messages qui sont l’objectif premier de l’UFAPPS. De plus la confiance que leur accorde les sponsors est de plus en plus sujette à question, menaçant de fait l’équilibre financier du circuit. On est vraiment à un point charnière de l’histoire de ces compétitions, le circuit a besoin d’évoluer pour continuer à exister.

Les pistes :

La communication envers un public plus large est de toute évidence la clé qui permettrait de tout débloquer. Le fait d’intéresser un nombre conséquent de nouveaux observateurs permettrait de redonner de la portée aux messages sur la ressource et la sécurité et développerait un intérêt nouveau pour les sponsors à faire partie de l’aventure. Si le constat est facile, le chantier pour y arriver est vraiment compliqué. Comment intéresser un public à une compétition qui se passe au large, hors de portée des regards et dont on connait souvent à l’avance le scénario ? Personnellement je pense qu’avant toute chose il serait nécessaire de mettre en place une équipe (100 % bénévole ou assistée par un prestataire) chargée de la communication, des rapports avec la presse… A l’heure actuelle les organisateurs gèrent leurs propres compétitions ainsi que le fonctionnement global du circuit et de l’UFAPPS. Même pour les meilleurs et les plus dévoués des bénévoles, le cumul de ces fonctions me parait impossible à tenir.

L'exemple de la foule que parvient à faire bouger une compétition comme le bassmaster (USA) a de quoi nous faire rêver.

L’exemple de la foule que parvient à faire bouger une compétition comme le bassmaster (USA) a de quoi nous faire rêver.

Je pense vraiment qu’une structure qui s’occuperait de la communication du circuit serait un gros plus.
Diverses pistes ont été également mises en avant pour essayer de faire venir des visiteurs. Je retiens en particulier celle de juxtaposer les étapes du circuit bateau à des compétitions de rock fishing qui attirent beaucoup plus facilement du public qui est alors au coeur de l’action. Les 2 éditions du trophée rock-fishing à Benodet ont prouvé quel intérêt pouvait avoir ce type de manifestation dans le but d’attirer du monde et de susciter de la curiosité.

Outre le public, une manifestation organisée depuis le bord permet aussi de toucher plus facilement les journalistes qui en peu de temps peuvent faire des images de pêche, de poissons et de podium

Outre le public, une manifestation organisée depuis le bord permet aussi de toucher plus facilement les journalistes qui en peu de temps peuvent faire des images de pêche, de poissons et de podium

Une autre piste à explorer est celle qui consisterait à greffer ces opens à une manifestation (nautique si possible) déjà en place. L’exemple du Grand Pavois Fishing, organisé dans le cadre du plus grand salon nautique de plein air en Europe est souvent cité comme une solution pour profiter d’un flux de visiteurs pré-existant.

Le concept du grand pavois fishing : accrocher les visiteurs du salon lors de leur passage près du hall pêche.

Le concept du grand pavois fishing : accrocher les passants du salon lors de leur passage près du hall pêche.

La création d’un petit « salon » à terre comme l’avait fait avec succès l’Open AFCPL de Guerlédan en 2008 attirant alors un public familial massif est aussi une piste intéressante. Des stands d’information (fédé de pêche, APPMA…) ou d’animation (simulateur de pêche…) était alors installés sur les berges du lac. Un écran géant diffusait des images de la compétition en léger différé… Ca avait vraiment attiré beaucoup de monde mais le boulot en amont avait été énorme (il n’y avait pas une boulangerie ou un toiletteur pour chien à 50 km à la ronde qui n’avait pas son affiche pour l’Open) et l’Open bénéficiait du soutien économique de la Fédé et de la mairie.

Sur le plan du financement justement, on pourrait envisager de trouver peut être des budgets plus importants au niveau des collectivités. Partout dans le monde, les compétitions de pêche (et d’autres choses) jouissent d’une aide importante des collectivités qui se retrouvent pleinement dans ce type d’évènements. J’ai souvent l’occasion de discuter avec des pêcheurs qui rêvent de venir pêcher le bar aux glénan (qui ne prennent toujours pas de S, même au pluriel), dans le golfe du Morbihan ou à Saint Vaast. Ces gars là considèrent ces endroits comme des lieux mythiques de la pêche du bar car ils ont entendu parler de compétitions qui s’y sont déroulées. Ils ne connaissent absolument pas Houat, la pointe de Penmarc’h, ou Barfleur qui se trouvent à quelques miles des 3 zones dont il est question et qui ne souffrent pas d’un potentiel halieutique moins intéressant. Combien de familles de pêcheurs viennent en vacances dans le Golfe du Morbihan, parce qu’un jour monsieur a lu un reportage sur la compétition et a réussi à motiver maman et enfants pour aller du côté du Golfe du Morbihan plutôt qu’aux Sables d’Olonne l’été suivant ? Combien de communes sont contentes d’accueillir, à l’occasion de la compétition, pendant 3 à 6 jours entre 150 et 250 personnes hors saison, remplissant campings et restaurants et vidant les cuves des stations essence au passage ? Ca mérite peut être un peu plus qu’un prêt de barnum et la mise à disposition d’une salle par la commune…

Continuons sur le financement et imaginons que le circuit ne puisse pas bénéficier d’assez d’aide extérieure (collectivités + sponsors) pour boucler le budget. Se pose alors la question de compétitions auto-financées sur le plan sportif, à savoir que les inscriptions des compétiteurs couvriraient l’ensemble des frais engagés. C’est un autre schéma qui demande des ajustements, peut être une hausse du prix des inscriptions (qui finalement ne représentent pas la plus grosse partie des frais engagés pour de nombreuses équipes) ou une baisse des prestations. Ce n’est pas forcément facile à mettre en place mais ça peut être une solution. Dans le même cas de figure, l’AFCPL (ex-circuit eau douce ayant laissé sa place au GN Carla) en avait une priorité il y a quelques années. Une fois cet équilibre atteint, les rentrées des sponsors apportent une aide pour la médiatisation et les actions secondaires mais le circuit devient capable de survivre à une défection passagère de ses partenaires.

Sur le plan sportif, même si ça se passe plutôt bien pour l’instant on peut aussi imaginer des changements. Partant du constat que les techniques employées aujourd’hui n’évoluent plus assez et qu’il est difficile de continuer à créer de l’intérêt autour de quelque chose de figé, on pourrait essayer de faire bouger un peu les choses. Aujourdhui les compétitions se déroulent pour la plupart sur des zones qui présentent un profil assez similaire (en terme de profondeur, de courantologie, de surface…) et qui sont souvent organisées sur des coefficients de marées montants et compris entre 60 et 95 (réputés pour être les meilleurs). En 2013, l’arrivée de l’étape de Courseulles ainsi que la reconduite de celle de Brest devraient contribuer à brouiller un peu les pistes et offrir une chance à de nouvelles techniques de s’affirmer. De la même façon, une compétition par coefficient de 35 ne se gagnerait probablement pas avec les techniques habituelles du circuit. On pourrait également imaginer des compétitions organisées dans des zones moins profondes ou plus limitées dans l’écart à la côte… bref, essayer d’amener du changement pour pousser les compétiteurs à s’adapter et donc à évoluer.

Je termine ici mon analyse et je renouvelle mon soutien à tous les bénévoles qui oeuvrent depuis des années pour nous offrir ce beau jouet et pour pour faire passer ces messages si importants. Je suis admiratif de ce qui a été fait et je suis de tout coeur avec vous pour ce qui suivra.

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