Ça bouge chez Navionics

Les pêcheurs en mer en bateau connaissent tous Navionics, l’éditeur de cartographie qui nous permet d’afficher les isobathes et autres informations sur notre GPS via une carte SD.

Navicom, la société qui distribue Navionics en France, vient d’annoncer la prochaine évolution que l’on va trouver sur nos petites cartes SD. Les MaxSea time Zero et Drdepth avaient ouvert la porte à l’enrichissement des bases de données et donc l’afinage des informations par l’utilisateur lui-même, Navionics l’enfoncera un peu plus, preuve que les informations générées par les utilisateurs deviennent un axe central des nouvelles méthodes de cartographie marine.

Capture d'écran de la nouvelle cartographie Navionics

Pour les non initiés, l’idée c’est que, quand on se déplace en bateau, le sondeur et le gps enregistrent des informations sur la profondeur et le corrèlent au positionnement gps. La démocratisation des combinés de haute qualité sur nos embarcations et l’explosion du nombres de pratiquants dans le monde de la pêche et du nautisme fait que nous sommes de plus en plus de « recenseurs de profondeur en puissance ».

L’enjeu pour tous les acteurs travaillant sur la cartographie marine est de trouver comment acquérir les données de chacun des utilisateurs de ses appareils, cartes, logiciels ou application pour enrichir la base de donnée des nouvelles informations relevées par l’utilisateur.

En d’autres termes, avec ces technologies, plus un utilisateur passe sur une zone et plus il affine la cartographie de la zone en question, améliorant ainsi les informations de base de la carte marine électronique. C’est dans cet apport de données générées par l’utilisateur que résident les grandes pistes d’évolutions en terme de cartographie embarquée pour les prochaines années et il y a fort à parier que cela devienne très vite le standard.

Là où, par contre, on peut se poser des questions c’est sur la façon dont vont être exploitées ces informations. À la base, chez les pionniers de la technologie, l’amélioration de la carto était quelque peu contraignante (ordinateur à bord du bateau pour MaxSea, travail à la maison pour DrDepth…) et ne restait trop souvent profitable qu’au propre créateur de ces nouvelles données.

Aujourd’hui, il semblerait que Navionics « récolte » les données de chacun pour proposer un affinement « collaboratif » global généré par la communauté entière des utilisateurs de la technologie. En bref, quand votre voisin de ponton va sur l’eau, il collecte des données qui serviront à détailler encore plus votre propre carte une fois que vous aurez téléchargé la mise à jour sur le site…

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3 Comments

  • Mifred
    28/10/2012

    bonjour, quelqu’un peut-il me dire s’il faut Internet pour utiliser Navionics marine europe en bateau? J’ai une tablette android 4 sans la 3G.

  • 29/08/2012

    Génial, nous étions plusieurs à penser qu’à l’ère d’internet ceci était possible.
    Maintenant il faudrait que navionics pense aux marins d’eau douce pour cartographier les grands lacs….Et ça c’est pas gagné car c’est un mini marché où il n’y a quasiment pas d’argent à se faire…

  • Richard
    29/08/2012

    Autant l’idée de collaboration parait attirante à certains, autant elle va en rebuter d’autres. Aider des inconnus à améliorer leur perception de ce spot si jalousement gardé depuis des années ?
    Quand on voit le nombre de pêcheurs se plaignant des suiveurs, j’ai du mal à les imaginer contribuant à l’amélioration de la cartographie de ceux qu’ils décrient…
    Pour le côté geek et amélioration de la connaissance globale, donc de la sécurité près des côtes, j’applaudis des deux nageoires. Le danger en mer, c’est la terre ;-)